

Conférence sur la DMLA : voir la présentation du Dr Sophie Chappey, ophtalmologue, avec la participation de Kathy Bernard, orthoptiste et Jean-Charles Amblard, vice-président de l'association DMLA

Auprès de qui consulter ?
Des filtres "compétences" vous permettent d'identifier les professionnels de santé compétents sur l'annuaire des professionnels de santé de la CPTS de Neuilly.
- Filtre "DMLA"
- Pour les ophtalmologistes : filtres "Ophtalmologie : OCT - Tomographie par cohérence optique", "Ophtalmologie : Injections intra-vitréennes"
- Pour les orthoptistes : filtre "Orthoptie : Basse vision"
Association de patients : Projet d'antenne de l'association DMLA à Neuilly
Pour en savoir plus
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA
La DMLA est une affection chronique de la macula, la zone centrale de la rétine responsable de la vision fine et des couleurs. Cette maladie n’entraîne pas de cécité totale, car la vision périphérique reste intacte, mais elle provoque une perte progressive de la vision centrale, rendant difficiles la lecture, l’écriture, la reconnaissance des visages et toute activité demandant de la précision. « On distingue deux formes principales : la DMLA sèche (atrophique) est la plus fréquente. Elle représente 80% des cas. Son évolution est lente, liée à un amincissement de la macula et une disparition des cellules visuelles. La vision centrale s’affaiblit progressivement sur plusieurs années. La DMLA humide (exsudative) est plus rare mais plus agressive. Elle résulte de la formation de néovaisseaux anormaux sous la rétine. », explique le Dr Sophie Daudet Chappey.
Une maladie très répandue
En France, 1 million de personnes sont atteintes de la DMLA. Sa fréquence augmente avec l’âge : elle touche 1 % des 50-55 ans, 10 % des 65-75 ans, 30 % des plus de 75 ans et jusqu’à 50% des plus de 80 ans. Elle est la première cause de handicap visuel chez les personnes âgées.
Les frères et sœurs et les enfants de personnes atteintes de DMLA ont 4 fois plus de risque d’être atteints. Mais au-delà de l’avancée en âge et de la prédisposition génétique, le tabac multiplie lui aussi par quatre le risque de développer la maladie, la surcharge pondérale par deux.
Prévenir la DMLA, c’est possible
L’arrêt du tabac est le premier enjeu de la prévention de la DMLA, puisque c’est un facteur de risque considérable mais évitable. Adopter une alimentation riche en oméga 3 avec des poissons gras, des légumes verts et 5 fruits par jour, protéger ses yeux du soleil avec des lunettes anti-UV et pratiquer une activité physique régulière sont autant d’actions essentielles contre la maladie et à la portée de tous.
Quand consulter ?
« L’autosurveillance avec la grille d’Amsler est très efficace car certains symptômes se repèrent facilement : les lignes droites deviennent ondulées, une tâche floue ou sombre apparait au centre de la vision. C’est un réflexe à prendre, d’autant plus que l’on est à risque. Si l’on repère une altération de sa vision centrale, il faut aller consulter rapidement. Mais d’une façon générale, il est recommandé de réaliser régulièrement un examen du fond d’œil, éventuellement complété par un OCT (tomographie par cohérence optique) après 50 ans » confie le Dr Sophie Daudet Chappey. Des traitements existent pour la DMLA humide et sont d’autant plus efficaces qu’ils sont débutés tôt : des injections intravitréennes d’anti-VEGF permettent de bloquer la croissance des néovaisseaux et de ralentir la progression. Quant à la forme sèche, longtemps sans solution thérapeutique, elle fait aujourd’hui l’objet de recherches prometteuses.