Fiche pratique - Protéger bébé des phtalates et perturbateurs endocriniens

Fiche pratique - Protéger bébé des phtalates et perturbateurs endocriniens

Selon l’OMS, un perturbateur endocrinien est une substance étrangère à l’organisme qui en altère le fonctionnement hormonal, entraînant des effets néfastes sur la santé. 

Les phtalates font partie de ces perturbateurs endocriniens courants. Il sont utilisés comme plastifiant et fixateur de parfum très répandus dans l’industrie et dans de nombreux produits du quotidien (emballages et plastiques alimentaires, produits d’entretien et cosmétiques, textiles, jouets, mobilier, médicaments et matériel médical...). Les voies d'exposition sont l'alimentation (migration depuis les emballages plastiques), le contact cutané (via les cosmétiques et les textiles) et l'inhalation (poussières et produits parfumés).

Les effets néfastes sur la santé sont démontrés :

  • Système reproducteur : réduction de la fertilité, troubles du développement fœtal, anomalies ovariennes
  • Système hormonal et métabolique : obésité, diabète, troubles thyroïdiens
  • Système neurologique : troubles du langage, troubles de l’attention, difficultés d’apprentissages
  • Mais aussi : asthme, allergies, effets immunitaires et inflammatoires chroniques, cancers hormonodépendants (sein, prostate)

Mais leur durée de vie dans l’organisme est courte (24 à 48 heures), ce qui permet une élimination rapide après exposition. Il n'est donc jamais trop tard pour agir !

💡Changer des éléments de son mode de vie ou quelques produits peut donc avoir un impact rapide et bénéfique sur la santé d'aujourd'hui et de demain. 

 

Eviter les phtalates pendant la période des 1000 premiers jours de l'enfant

Les 1000 premiers jours de la conception aux 2 ans de l’enfant. Cette période est cruciale pour le développement de l’enfant : croissance cellulaire, formation des organes et du système hormonal. 

  • Vulnérabilité accrue : durant ces 1000 jours, l’organisme est particulièrement sensible aux perturbateurs endocriniens.
  • Les expositions précoces peuvent avoir un impact sur la croissance, la reproduction, le métabolisme ou encore la cognition.
  • Ce constat s’appuie sur le concept scientifique de DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease), selon lequel la santé adulte dépend en partie des expositions précoces, notamment in utero.

D ’autres périodes de la vie, comme la puberté ou la ménopause, sont également sensibles aux perturbateurs endocriniens.

 

Des gestes simples, quelques habitudes à changer